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  • Arnaud Dewez emmène un réfugié politique par ses propres moyens

    PB192683.JPGDalhem a accueilli un réfugié politique supplémentaire. C’est Arnaud Dewez, en personne, qui a amené cet Irakien à son nouveau domicile alors que ce dernier patientait, lundi soir, sous la pluie devant un arrêt de bus à Visé. En chemin, l’exilé a expliqué son parcours du combattant pour rejoindre la Basse-Meuse. Un voyage parsemé d’embûches qui a interpellé le bourgmestre. 

    Alors qu’il regardait calmement le gala des dix ans de La Tribune à la télévision, Arnaud Dewez a été contacté par Bernard Aussems, le président du CPAS à Visé. Ce dernier lui a annoncé qu’un réfugié politique irakien patientait sous la pluie à un arrêt de bus visétois dans le but de rejoindre Dalhem. « Une personne qui promenait son chien a repéré cet homme », narre avec précision le plus jeune maïeur de Wallonie. « Sur ses papiers, il a lu qu’il s’agissait d’un réfugié politique en provenance d’Irak qui devait se rendre à Dalhem. Il a alors appelé M. Aussems qui m’a téléphoné dans la foulée. J’ai ensuite contacté la présidente du CPAS à Dalhem qui m’a confirmé que nous attendions bel et bien un réfugié politique dans les prochains jours. Mais comme il n’existe aucun service de nuit, j’ai décidé de me rendre à Visé pour conduire moi-même cet Irakien à son nouveau domicile ».

    PB192684.JPGAinsi, sur le coup de 22h45, Arnaud Dewez s’est retrouvé avec un étranger qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam dans sa voiture. « J’en ai donc profité pour en savoir un peu plus sur lui. Ensemble, nous avons communiqué en anglais. C’est alors qu’il m’a expliqué son parcours afin de rejoindre la Belgique. Ce réfugié politique a quitté Bagdad où la guerre fait rage. Dans un premier temps, il a rejoint la Turquie. Puis il a pris un bateau jusqu’en Grèce. Or, ce dernier a échoué à une centaine de mètres de la côte. Comme il savait nager, il a effectué le reste du trajet à la force de ses bras et ses jambes. Ensuite, il a atterri dans d’autres pays comme la Serbie. Finalement, il est arrivé en vie en Belgique où on lui a annoncé qu’il allait devoir rejoindre Dalhem. Ce qu’il a fait, toujours pas ses propres moyens. J’ai donc eu la chance de clôturer ce formidable périple en sa compagnie ». 

    Pour l’instant, cet Irakien se repose à son nouveau domicile dalhemois. « En effet, une place était libre. Il l’occupe donc à présent en compagnie d’autres réfugiés politiques. Une assistante sociale est venue à sa rencontre ce mardi matin. Cet homme est très charmant. Nous allons évidemment tout mettre en œuvre pour l’aider à trouver un nouvel équilibre dans un environnement totalement différent ». 

  • L'enquête de la semaine: « Ils veulent dénaturer la Heusière » (photos)

    entrée de la propriété.JPGLa Heusière, ce petit coin de paradis naturel situé entre Mortoux et Julémont, est sur le point de perdre une partie de son charme. Un projet de construction de huit chambres d’hôtes a été mis sur pied par un couple de Flamands. Leurs voisins, soucieux de préserver l’environnement et le calme, ont décidé de démonter point par point ce dessein. Le duel est lancé et n’est pas prêt de s’arrêter. 

    « Non au changement du plan de secteur ». « Non à l’exploitation commerciale du site ». « Non au nouveau projet de construction ». Voici le genre d’affiches que vous apercevrez si vous vous rendez à la Heusière. Pour en savoir davantage sur la teneur de ces messages, il suffit d’aller sonner aux portes afin de rencontrer les heus affiches.JPGpersonnes de ce quartier résidentiel. « La Heusière propose un cadre enchanteur. Mais depuis quelques semaines, ses atouts sont en danger. En effet, un couple de Flamands a demandé un permis de bâtir : ils ont besoin d’une dérogation car leur demeure se situe en zone verte. Leur objectif ? Créer huit chambres d’hôtes au bout d’un chemin où il est quasiment impossible que deux véhicules se croisent et à quelques mètres d’endroits où on retrouve des animaux protégés », constate Edouard Lhoest.

    C’est ce dernier qui a découvert les intentions du couple de Flamands. « Un jour, je me promenais dans le chemin. Soudain, j’ai aperçu une affiche bien camouflée. Je lhoest vertical.JPGme suis approché et j’ai vu que des voisins avaient demandé un permis de bâtir pour une structure Horeca afin de créer huit chambres d’hôtes. Je leur ai alors envoyé un courrier afin de leur signaler que ce projet allait perturber l’équilibre écologique des lieux ainsi que le calme de la Heusière. De surcroît, je leur ai demandé comment leurs futurs clients allaient pouvoir parvenir à leurs chambres lorsque ces dernières seraient disponibles. Sans oublier le fait qu’il existe une zone verte et que c’est un endroit dont les promeneurs et les cyclistes raffolent. Imaginez que ce trafic ne soit la cause d’un accident grave voire mortel, ce serait catastrophique » !

    Alors que sa femme l’avait rejoint dans le salon familial, Edouard Lhoest poursuivait sa narration. « Malheureusement, je n’ai jamais eu de réponse de mes voisins du n°18. Comme le sujet de conversation ne tournait qu’autour de ce projet, le quartier a décidé de se réunir. Et la conclusion de ce rendez-vous était claire : nous ne souhaitons pas voir apparaître ce genre de construction à deux pas de chez nous. Bref, nous avons décidé de tout faire par heus affiches 2.JPGvoie légale pour contrecarrer les plans de nos voisins. En consultant le projet à la commune de Herve, nous avons relevé plusieurs erreurs. Bref, nous sommes prêts à combattre point par point cette demande de permis. Certains voisins ont même écourté, voire annulé leurs vacances pour se concentrer à 100% à ce travail. Evidemment, notre activité a énervé le couple de Flamands. L’homme n’a d’ailleurs pas hésite à pénétrer dans une propriété privée afin d’enlever les affiches que nous avions collées. Mais nous en avons remis de nouvelles » !

    En surfant sur le Net et à force de travail, le quartier de la Heusière a fait le plein d’informations. « Nous avons remarqué que plusieurs sociétés étaient liées à ce projet. Ces gens se disent amoureux de la nature ? Ils ne veulent qu’une chose : se faire du pognon ! Nous les avions toujours considérés comme des voisins endroit de l'extension.JPGsympathiques, mais là, c’est terminé ! Imaginez s’ils venaient, en plus, à vendre leur propriété à des personnes avec encore moins de scrupules si ce projet voyait le jour, cela pourrait devenir tout bonnement destructeur pour notre belle Heusière » !  

    Le couple de Flamands défend son projet: « Mettre un endroit unique dans la lumière » 

    Après avoir toqué, en vain, à la porte du n°18, nous avons aperçu une voiture. Il s’agissait du véhicule de Kathleen Laenens, de retour chez elle. « Vous savez, nous n’aimons pas réagir dans les médias. Mais laissez-moi votre numéro de GSM et nous verrons avec mon mari ce qu’il est possible de faire », lançait-elle, sans sortir de l’auto. Quelques heures plus tard, notre téléphone sonnait. heus affiches 3.JPG« Rendez-vous ce samedi à 11h chez nous, ça va pour vous » ? Le lendemain, nous avons ainsi repris la direction de la Heusière. Et nous sommes tombés sur une famille accueillante. « Nous avons 7 enfants. Mais seule une petite fille vit encore chez nous. De surcroît, nous invitons souvent des amis. Et ils adorent le quartier ! Histoire d’en faire profiter à davantage de personnes, nous avons décidé de créer des chambres d’hôtes. En effet, il s’agit d’un endroit unique en Belgique. C’est donc pour faire connaître la Heusière et non pas pour se faire de l’argent que nous avons mis sur les rails un tel projet », expliquait Dirk Vande Velde. « Concrètement, nous voulons créer une extension dans laquelle il y aurait cinq chambres. Cette dernière ferait 250 m2 et endroit de l'extension 2.JPGpas 900 comme je l’ai déjà entendu. Les autres se situeraient dans notre demeure. Quant au chemin pour y parvenir, nos clients seraient au courant qu’ils devront l’emprunter pour arriver dans leurs chambres. Nos enfants ont tous une voiture et cela n’a jamais posé de problème. Je ne vois donc pas où se situe le souci ».

    Avant de prendre congé de nous, le couple tenait à préciser deux autres données. « Il sera impossible de tout gérer. Bref, notre projet permettra de créer de l’emploi. Nous avons loué une salle le 10 septembre prochain pour informer les voisins de notre projet ». Mais notre ultime question les laissait sans voix. « Vous me dites qu’il existe un restaurant ici et que vous avez lu l’information sur internet ? (Dirk sort sa tablette). C’est incroyable. Ce n’est pas nous qui avons créé cette page. Il n’y a pas de resto ici. Et nous ne voulons pas en créer un. Nous sommes amoureux d’art et de musique classique. Bref, il y aura des objets liés à nos passions.  Mais c’est tout ! Je me demande maintenant si je ne vais pas annuler la réunion du 10 septembre. J’ai peur. Où est-ce que cela va s’arrêter ? Bientôt, mes voisins vont s’en prendre à mon chien ? Là, ça va trop loin ! Je pense que je vais prendre un avocat ». 

  • De la lombriculture à la caserne de Saive (photos)

    lombrics 1.jpgUne expérimentation de lombriculture a débuté à la caserne de Saive dans un local prêté par l’administration communale de Blegny. L’élevage de vers prend place dans le cadre du projet VALORG, financé par la Commission européenne. Ce dernier s’intéresse au traitement et à la valorisation des déchets verts (jardins et agriculture) et des déchets organiques (épluchures, restes d’aliments, graisses…). « Ces lombrics ont un appétit féroce, ils sont capables d’ingérer l’équivalent de leur poids au quotidien », explique le Dalhemois Stéphane Drot. « L’expérience menée à Saive permettra de choisir pour eux la meilleure alimentation, c’est-à-dire les meilleurs  déchets organiques (végétaux, légumes, fruits…) afin de favoriser leur reproduction, mais aussi la fabrication d’un compost de grande qualité. Le résultat de leur digestion sera, en effet, utilisé comme amendement du lombrics 2.jpgsol par les particuliers et les professionnels. Les vers qui se reproduisent à une cadence extrêmement rapide  pourront aussi être vendus à des ménages soucieux de produire moins de déchets grâce au lombricompostage à domicile ou à des industriels pour la production de  lombricompost ». 

    Ce projet vise, à terme, la création d’emplois nouveaux dans le cadre, notamment, de la société coopérative à finalité sociale ECODIPAR. Il est mené conjointement en France, en Slovaquie, en Espagne ainsi qu’à Chypre  et il se décline en fonction des pratiques locales de valorisation des déchets (collecte sélective, tri, compostage, fabrication de bûches de chauffage, …). La recherche sera conclue  en avril  par un séminaire international dans les locaux de l’AIDE à Oupeye. 

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  • Découvrez la face cachée de Blegny-Mine

    ble.jpgÀ l’occasion des fêtes du patrimoine, ce week-end, Blegny-Mine vous propose la découverte en compagnie d’un guide, de la partie non visitable du triage-lavoir. De quoi découvrir cette infrastructure extraordinaire conservée en l’état depuis la cessation de l’activité minière en 1980 et la reconversion du charbonnage en site touristique et patrimonial. Vous découvrirez tout le processus de triage et de lavage du charbon, depuis l’arrivée du minerai jusqu’à son expédition.

    Du côté des informations pratiques, sachez que les visites guidées sont organisées le samedi 12 et le dimanche 13 septembre à 11 h, 13h30 et 15h30. N’oubliez pas de réserver votre place par e-mail à l’adresse suivant : domaine@blegnymine.be. Ou encore par téléphone au 04/387.43.33. Cette étape est indispensable, puisque le nombre de places est limité.

  • Football: place au premier derby de la saison (Elan - Etoile)

    P2B

    Warsage - Rechain, dimanche (15h)

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    Herve B - Etoile Dalhem, dimanche (13h45)

    P4D

    Elan Dalhem - Lontzen, dimanche (15h)

    P4H

    Warsage B - Baelen B, dimanche (15h)

    Elan Dalhem B - Etoile Dalhem B, dimanche (15h)