Un castor écrasé par une voiture à Aubin-Neufchâteau: analyse d'une problématique (photos)

La surpopulation en castors de nos rivières, ruisseaux et rus devient une véritable problématique pour notre environnement. Chutes d’arbres, troncs rongés, barrages provoquant l’inondation de terrains : les rongeurs multiplient les actes répréhensibles. Le hic, c’est qu’il s’agit d’une espèce protégée dont la présence pour la biodiversité en milieu naturel et humide est devenue primordiale.

Le castor fait partie intégrante du patrimoine dalhemois. La Berwinne, à savoir le cours d’eau qui traverse une grande partie de cette commune, signifie d’ailleurs la rivière du castor. Un rongeur de retour en Wallonie depuis les années 2000. « L’homme l’avait exterminé au siècle dernier. Il avait chassé le castor pour en retirer sa fourrure, sa viande ou encore quelques-unes de ses glandes », énonce Serge Belleflamme, docteur en médecine vétérinaire. « Mais une association a relâché quelques couples de castors en toute illégalité à la frontière belgo-néerlandaise. Comme les castors se reproduisent rapidement, ils ont hâtivement envahi les berges de nos rivières. Ils sont à présent tellement nombreux qu’ils se trouvent aussi à proximité de nos ruisseaux et de nos rus ».

cas ar.JPG

Si vous vous mettez à marcher sur les rives de la Berwinne ou du Bolland, vous n’apercevrez pas nécessairement ces rongeurs. « Il s’agit d’un animal nocturne », reprend Serge Belleflamme, ce passionné de photographie qui est parvenu à prendre quelques clichés de castors. « En me promenant, j’ai également vu plusieurs arbres rongés. On m’a aussi signifié la présence d’un barrage réalisé par des castors dans la commune. Mais ce n’est pas tout. Normalement, cet animal ne s’éloigne pas à plus de trente mètres des cours d’eau. Or, j’ai aperçu un castor mort, écrasé par un véhicule, vendredi dernier à Aubin-Neufchâteau ».

> Retrouvez la suite dans nos éditions de ce 22 décembre.

Les commentaires sont fermés.