L'arbitre qui a précipité la descente de l'Elan a encore frappé

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On n’a pas fini de parler du derby entre Fumal et Warnant B (0-2). Les deux camps accusent l’arbitre d’avoir multiplié les provocations et d’avoir laissé 13 minutes d’arrêts de jeu en deuxième mi-temps.

Un bon arbitre est un arbitre qu’on ne voit pas. Les faits qui se sont déroulés dimanche en P3A liégeoise, entre Fumal et Warnant B, ne peuvent donc qu’interpeller. Selon divers interlocuteurs présents (CQ, entraîneurs et joueurs), le comportement de Patrick Lejeune, le directeur du jeu, est tout simplement à bannir de nos terrains. En plus d’une seconde période qui a duré 58 minutes (!), l’homme en noir a multiplié les provocations verbales. « Apprends à jouer au lieu de discuter », «Je m’amuse bien donc je vais laisser 13 minutes en plus», « Les supporters ont payé donc je leur offre du spectacle », «Ici, c’est moi le patron » ou « Pourquoi serais-je bon alors que vous, les joueurs, vous êtes mauvais» sont autant de phrases choc et prononcées avec arrogance durant la partie. « Et quand je calmais mes joueurs parce que Monsieur Lejeune n’avait pas vu que le ballon était sorti, il voulait me mettre dehors», explique Marc Nihon, l’entraîneur de Warnant B. «Je n’ai jamais été confronté à une telle situation au cours de ma carrière. Il n’a pas cessé de narguer et de provoquer. Les joueurs adverses, que nous connaissons bien, se demandaient aussi ce qui se passait en voyant les arrêts de jeu défiler. Et quand l’un d’entre eux a dit en plaisantant « Ref, je vais aller voir les Belges, moi », il s’est emporté en menaçant de lui adresser une rouge directe pour qu’il soit plus vite au vestiaire. Heureusement que le score final (0-2) n’a pas été influencé ou qu’il n’arbitrait pas un match avec des équipes un peu chaudes sinon il sortait 10 rouges et c’était le pugilat assuré. Ça a tout de même failli mal tourner quand Brouet a été exclu. De mauvaise humeur, il a dégagé le ballon et a failli toucher involontairement l’arbitre à la tête. À quelques centimètres près, ce dernier se serait en plus fait passer pour une victime.»

Plus d'informations dans le journal La Meuse de ce mercredi 9 septembre.

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