Arnaud Dewez : « Je suis l’homme des surprises »

arnaud, dewez, dalhem, électionsArnaud Dewez est sur un nuage. Un an et demi après être devenu bourgmestre de Dalhem, il a réalisé un score aussi remarquable qu’inattendu aux élections fédérales. Avant de prendre quelques jours de vacances bien mérités, le réformateur revient sur son succès grandissant.

En se présentant aux élections fédérales, Arnaud Dewez a testé sa cote de popularité. Avec 9.515 voix de préférence, le plus jeune bourgmestre de Wallonie a provoqué un étonnant raz-de-marée. Il termine d’ailleurs sixième sur sa liste. Si le MR avait décroché un siège supplémentaire, le maïeur de Dalhem serait devenu député-bourgmestre. « Je ne m’attendais pas à recevoir autant de soutien de la part des électeurs », commente le jeune homme qui partira en Italie en début de semaine prochaine avec sa copine et des amis. « Secrètement, j’espérais atteindre 5.600 voix de préférence, soit environ le score de Marcel Neven lors de ses dernières élections fédérales. En avoir 4.000 de plus, c’est aussi surprenant qu’agréable. Après avoir créé la sensation lors des élections communales, je réédite une belle performance, mais cette fois au fédéral. Ne cherchez plus, je suis l’homme des surprises ».

En voulant établir un classement ne tenant compte uniquement que du nombre de voix de préférence reçues par un Bassi-Mosan et ce pour l’ensemble des trois scrutins (les élections régionales, fédérales et européennes), on remarque qu’Arnaud Dewez occupe la seconde position. Seul l’intouchable Frédéric Daerden possède un meilleur bilan (30.484 voix de préférence).  Par contre, le Dalhemois devance largement des personnes bien plus expérimentées que lui comme le sont par exemple Gil Simon (7.546 voix de préférence), Mauro Lenzini (7.518 voix de préférence) ou encore son confrère réformateur Stéphane Kariger (4.294 voix de préférence). « A y regarder de plus près, on pourrait même considérer que je suis plus populaire que Daerden. Si on accumule le résultat de toutes les communes de Basse-Meuse, excepté celle de Herstal, je devance le socialiste. Daerden me bat juste grâce au score obtenu dans sa commune  »

Plutôt que d’attraper la grosse tête, Arnaud Dewez tient néanmoins à conserver son calme naturel. « Mon succès, je le dois aux gens de ma commune (NDLR il a obtenu 1.474 voix de préférence à Dalhem, soit 1.070 de plus que Daniel Bacquelaine, le second classé) et de ses environs. Ce sont eux qui m’ont accompagné lors de ma campagne. Et ce sont eux qui ont voté massivement pour moi. Dans le pays de Herve, je suis toujours dans le top trois au nombre de voix de préférence et ce, quelle que soit la commune. Finalement, pour beaucoup de monde, terminer à un siège d’être député aurait été difficile à accepter. Pour moi, ce n’est pas le cas. C’est tout bon pour ma confiance et celle de mes proches. Et ça me permet d’avoir davantage de reconnaissance au sein de mon parti. Qui sait ? Lors du prochain scrutin, je serai peut-être mieux classé sur la liste de départ. Cette année, j’étais neuvième. Ca tombe bien, les gens souhaitaient quelque chose de neuf  ». 

Ses perspectives d’avenir

Arnaud Dewez a le moral au zénith. Les résultats des élections fédérales l’ont reboosté. « Mon score m’encourage à m’investir encore davantage en politique. Les électeurs m’ont soutenu afin que je devienne l’un de leurs relais. Ils comptent sur moi dès maintenant et lors des années à venir. Je suis passé du statut de jeune bourgmestre d’une petite commune à l’est de la Belgique au rang de sixième figure du MR en province de Liège ».

 

Voilà qui lui ouvre de nombreuses perspectives d’avenir. « Lors du prochain scrutin communal tout d’abord, j’ai envie de confirmer mon maïorat. Lors des élections fédérales, un Dalhemois sur trois a voté pour moi. L’objectif n’est donc pas insurmontable. Mais pour faire encore davantage bouger les choses dans ma commune, posséder un député du coin ne pourrait avoir que des répercussions positives. Voilà pourquoi j’aimerais également me représenter au fédéral. Ensuite, si les électeurs continuent à me soutenir massivement, je poursuivrai ma carrière politique, quitte à mettre mon travail chez Browning de côté durant quelques années. En effet, je leur devrai bien ça ».

Commentaires

  • Bravo mais il serait temps maintenant de passer à l'action ! Sans le partenaire socialiste, peu de choses auraient pu être faites à Dalhem depuis les dernières élections. Où est la marque du MR ?

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