Arnaud Dewez prend le pouvoir à Dalhem

dewezOn prend les mêmes et on recommence ! Le MR (6 sièges) et le PS (3 sièges) forment en effet la coalition majoritaire. Pour sa part, Renouveau se retrouve...à nouveau dans l’opposition. Une opposition très solide (7 sièges). Avec un petit siège, le CDH tombe, par contre, de très haut.

Jean-Claude Dewez ayant mis un terme à sa carrière politique, c’est au tour d’Arnaud Dewez, son neveu, de prendre le relai. Troisième sur la liste MR, le bourgmestre de Dalhem a réalisé un score impressionnant, détrônant par la même occasion la tête de liste Ariane Polmans.

Voilà une tâche ardue pour ce jeune homme. Mais qui ne l’effraie pas comme il l’a déclaré lors de son discours de victoire dimanche soir à Warsage.

Commentaires

  • Vous oubliez de dire, quand refusant de rencontrer les vrais vainqueurs des élections, le MR considère comme quantité négligeable, presque quatre Dalhemois sur dix. Monsieur Dewez préfère cautionner la gouvernance déplorable des échevins PS sortant. Il est amusant de constater que l'on risque de se retrouver avec des élus PS qui ont fait un score personnel inférieur au plus mauvais score de la liste Renouveau. Donc des échevins à moins de 200 voix de préférence! De plus en faisant une analyse plus fines des liens familiaux entre certains élus MR et PS on se trouve devant une magouille teintée de népotisme. Pendant ce temps Monsieur Dewez parle sur les ondes radios de dialogue plus poussé avec les Dalhemois. sic

  • Ce premier commentaire, non dénué de sens par ailleurs, a retenu toute mon attention. Néanmoins, force est de constater qu'une certaine subjectivité en transpire.
    En effet, hormis dans vos écrits, où a-t-il été dit ou écrit que le nouveau Bourgmestre considérait 4 Dalhemois sur 10 comme quantité négligeable ?
    Pour les Echevins, vos affirmations sont partiellement vraies. Sauf erreur de ma part, l'une des candidates "échevinable" totalise plus de 300 voix. De là à assimiler les 2 futurs échevins PS, vos informations sont à moitié vraies ou fausses, c'est selon.

    Personnellement ce qui m'étonne, c'est d'apprendre qu'une formation se disant "apolitique" et prônant la transparence n'ait pas fait l'écho de sa volonté de conclure une alliance avec l'un ou l'autre parti, dit "politique". Et le regrette publiquement, une fois le résultat issu des urnes. Pareille démarche entre dans une logique politicienne, au départ désapprouvée par cette même formation. Paradoxal, n'est-il pas ?

    La démarche aurait été tout autre, peut-être, en cas de majorité absolue. Ce qui n'est pas le cas. En conséquence, je suis quelque peu surpris de ces propos empreints d'amertume alors qu'en personne intelligente que vous êtes sûrement, vous deviez vous attendre à pareil scenario.

    Maintenant, laissons le temps au temps et avant de critiquer ou condamner, à nos nouveaux élus de nous démontrer la véracité de leur programme.

    Bien à vous.

  • Etat d’âme citoyen,
    L’enfance au sein d’une famille d’indépendants en milieu rural a influencé mon opinion politique, et c’est pourquoi j’ai toujours été orienté vers le parti libéral surtout au niveau communal.
    Nous avons la chance de vivre dans un pays démocratique, et par respect pour nos prédécesseurs qui ont versé leur sang afin d’établir le suffrage universel nous nous devons de préserver cet acquis par notre présence lors du choix de nos administrateurs.
    Depuis plusieurs mois, dans l’entité de Dalhem, des accords pas très secrets étaient pris entre les formations politiques traditionnelles, majorité et opposition afin de contrer l’éventuel succès du mouvement Renouveau.
    Cette façon de faire n’étant pas en phase avec l’idéologie que je me fais de la démocratie j’ai décidé de changer mon idéal politique et j’ai rejoins les trente sept pour cent de citoyens Dalhemois qui ont plébiscité le Renouveau.
    Néanmoins, malgré le succès fulgurant de ce parti, l’ancienne majorité a refusé tout contact, car la présence de Renouveau au sein du Collège Communal impliquerait de céder le mayorat au leader de ce nouveau mouvement.
    La loi électorale a été respectée, mais quel dommage pour notre nouveau Bourgmestre qui déjà cité dans les médias comme étant le plus jeune bourgmestre de Wallonie devra commencer une carrière politique par une prise de fonction en désaccord avec la volonté citoyenne.
    Je pense que si sa carrière avait été guidée avec sagesse, ses pairs lui auraient conseillé de démontrer sa valeur dans un échevinat afin de pouvoir briguer le mayorat sur des bases solides lors de la prochaine législature.
    Mais laissons à nos dirigeants le juste choix que la raison implique pour le bien être des citoyens car n’ont-ils pas tous dit qu’ils se proposaient pour servir à l’amélioration de la qualité de vie de toutes les Dalhemoises et tous les Dalhemois.

  • Monsieur Bonnot,
    Deux remarques à votre réponse:
    Effectivement petite incorrection concernant le score de l'échevine sortante de l'enseignement. Mais le constat reste le mëme. A la sortie d'un mandat à la tête d'un échevinat aussi important, un résultat de 300 voix dans une commune où près de cinq mille électeurs se sont exprimés, cela ressemble à une terrible sanction. Ne parlons pas des autres élus.
    Un acte citoyen serait d'en tirer les conséquences et de ne pas briguer une participation au pouvoir.
    Par ailleur, j'ai eu l'occasion de parler avant les élections avec des candidats "Renouveau" et leur volonté était de former une cohalition avec une équipe compétente rien de plus rien de moins.
    Je me suis également entretenu avec des candidats MR. Deux éléments en sont resssortis:
    Volonté de promouvoir un vrai débat démocratique où le citoyen et l'opposition pourront s'exprimer.
    Aucune alliance n'est déjà discutée ni acquise.
    Avouez, que c'est plutôt mal parti!

  • Cher Rcz,

    J'approuve totalement votre première remarque quant à l' Echevine sortante. Faire preuve d' humilité et ne pas briguer un nouvel échevinat l' aurait très certainement grandie, surtout à la lecture de ses voix de préférence. Là, je vous rejoins et partage totalement votre raisonnement.

    En ce qui concerne la seconde partie de la réponse, je puis également vous affirmer que j' ai côtoyé également assez de candidats des différentes composantes politiques. Mais, en aucun cas, une possible coalition n'a été abordée. Ce qui ne signifie pas nécessairement que ce n' était pas leur intention et puis, il leur était totalement libre de ne pas en faire part.

    Le seul constat que vous et moi pourrions tirer est le suivant. La loi électorale a été respectée. Et c' est peut-être là que le bât blesse. La constitution autorise ce type d' alliance(s). Une suppression s' avouerait peut-être une solution plus conforme à la réalité. Qu'en pensez-vous SVP ? J' ai hâte de vous lire car vos écrits respirent néanmoins la sagesse et il n' est nullement question de nous étriper sur le sujet. Toutefois, le partage de nos idées permettrait d' encore mieux nous comprendre. Qu' en pensez-vous ? Je suis ouvert à toute discussion.

    Bien à vous.

  • La Loi Electorale a été respectée!
    C'est certain car nous sommes dans un système à scrutin proportionnel qui est effectivement démocratique. Le système majoritaire est tout aussi démocratique comme en France ou au niveau local en Italie et en Espagne. Le système majoritaire lie, par contre, directement le choix exprimé par les électeurs à la composition du Collège et à la désignation du Bourgmestre. Ce choix n'est plus aliéné aux partis et à leurs accords pré-électoraux qui on le voit, peuvent avoir des côtés assez nauséabons.
    Une autre solution, certes utopique, serait d'avoir des hommes et femmes politiques qui seraient plus attachés à la finalité de leur mandat et mission plutôt qu'à un poste. Savoir tirer des conclusions après un échec, après un bilan négatif c'est se grandir, ne pas le faire c'est un affront au système qui les a mis en place. Comment oser et revendiquer une autorité d'un échevinat quand on représente moins de trois cent voix ou moins encore?. Là, ce serait respecté l'esprit de la Loi.
    M. Dewez en voulant accéder diectement au mayorat a pris la voie d'une obligation de réussite, ce qui va être difficile avec une équipe de division2. A moins que le véritable mobile ne soit d'éviter le risque de découvir les cadavres en héritage de l'ancienne équipe dans les placards (épisodes du Secrétaire Communal, condamnation diverses,...).
    "Le mal de la grandeur, c'est quand du pouvoir elle sépare la conscience." W. Shakespeare

  • Vos commentaires dégagent des idées relativement intéressantes.
    Toutefois, pour ce faire, je pense qu' une refonte complète de la loi électorale devrait avoir lieu.

    Et pourquoi ne pas lier les fonctions maïorale et scabinales à des critères de sélection bien définis ?

    Les candidats "Bourgmestre" pourraient justifier d'une expérience en gestion au sens large du terme (H.E.C., Administration des Affaires ...) , tel un chef d'entreprise qui délèguerait le domaine financier à un candidat "Echevin" expert-comptable ou comptable, les travaux à un architecte, un conducteur de travaux , voire un gestionnaire de projets, la jeunesse et les sports à un professeur d' éducation physique, un pédagogue ou un éducateur, le troisième âge, la culture à un professionnel issu du milieu social et/ou artistique .....

    Dans cette optique, pourquoi dès lors se présenter sur une liste politique ? Le but ultime est le bien-être des citoyens de la commune. Dès lors, pourquoi ne pas constituer une liste unique de personnes consciencieuses, prêtes à tirer sur la même corde ?

    Utopie probablement mais qui sait ? Un jour peut-être !

    Au plaisir de vous avoir lu et de vous lire encore. Bien à vous.

  • M. Rcz,

    Je comprends la déception que peut ressentir un militant renouveau au soir du 14 octobre après une progression importante. Je mets d'ailleurs les insinuations blessantes sur le compte de l'émotion. Les résultats d'une élection proportionnelle à un tour peuvent s'analyser de diverses façons. On pourrait également dire que la majorité sortante progresse (+1,45%) et que l'opposition est battue. Je ne veux pas rentrer dans ce débat car chaque point de vue est défendable.
    Je vous invite à lire l'article de Monsieur J.-B. Pilet (ULB) à ce sujet: http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/article/772059/pilet-ecarter-le-parti-dominant-n-est-pas-antidemocratique.html

    Au plaisir de vous rencontrer,

    Arnaud

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