tranchée

  • Une tranchée dans l’église de Mortroux (photos)

    tranchée 1.JPGL’Eglise de Mortroux abrite actuellement une exposition pas comme les autres. Outre une multitude d’objets liés à la guerre 14-18, on retrouve surtout une tranchée de guerre en plein cœur de l’édifice religieux. Il est même possible de tirer avec un fusil d’époque sur l’ennemi allemand depuis ce sombre tunnel. 

    Il y a 100 ans débutait la première guerre mondiale. Rapidement envahie par l’Allemagne, la Basse-Meuse a vécu des moments très pénibles à cette époque. D’un point de vue plus général, l’un des évènements les plus marquants de la période comprise entre 1914 et 1918 reste assurément la tranchée 2.JPGguerre des tranchées. On retrouvait dans ces lignes fortifiées des soldats relativement protégés et armés. La reconstitution d’une tranchée dans l’Eglise de Mortroux permet de bien comprendre la vie dans cet espace confiné et plutôt bruyant. « Ce n’est pas une reconstitution d’un simple tunnel, mais bien une tranchée composée de divers éléments d’époque », commente Thomas Herens, son créateur. Une explication simple et concise au vu de la qualité de la réalisation. Outre un bruit sonore qui nous accompagne durant la visite et qui rappelle ces tristes épisodes, on aperçoit deux vitrines. L’une consacrée au matériel belge (casque, couteau, lettre écrite par un soldat…), l’autre tranchée 3.JPGremplie d’éléments allemands (croix, balle de fusil, casque, briquet, grenade…). En déambulant dans la tranchée, on peut entendre à tout moment une alerte au gaz. Ce bruit sourd est très interpellant. Tout comme le reportage diffusé sur un écran plat au beau milieu de la « promenade ». « On peut ainsi s’imaginer avec davantage de précision le quotidien dans les tranchées », ajoute Séverine Botty, la directrice de l’école communale de Dalhem. Mais le moment le plus impressionnant reste assurément la représentation d’une zone de tirs. « Il est même possible de manipuler un fusil d’époque », reprend Thomas Herens, un passionné qui a mis les petits plats dans tranchée 4.JPGles grands pour cette exposition. « Cela permet de constater que les armes étaient assez lourdes. Histoire de donner un caractère encore plus réel à cet espace, j’y ai placé un périscope. Ce dernier était utilisé par les soldats afin de voir au-dessus de la tranchée ».

    Une œuvre collective 

    Les élèves des écoles communales ont préparé l’exposition

    tranchée 5.JPGSi Thomas Herens a mis sur pied une tranchée ainsi que l’impressionnante scène de Warsage en feu, les écoles communales de l’entité ont également participé à la préparation de cette exposition. « Les élèves de Dalhem ont découvert les inventions datant de la belle époque, soit avant le début de la guerre », précise Séverine Botty, la directrice locale. « Ils ont également remarqué que chaque nom de rue avait un lien avec 14-18, créé un coin ‘Armistice’ et une fresque symbolique avec des coquelicots. Quant aux Mortrousiens, ils tenaient à présenter une ligne du temps de l’époque. Sans tranchée 6.JPGoublier la gastronomie du début du siècle dernier. Les élèves de Warsage ont, eux, réalisé un film avec des témoignages et des déguisements d’époque. Les Mortrousiens se sont concentrés sur le Tilleul et les soldats décédés durant la guerre. Enfin, Berneautois ont analysé les chevaliers du ciel (NDLR les avions) alors que les Aubinois se sont renseignés sur les forts de la région et leur importance ».

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