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  • Hubert Caps piétiné par son taureau: précisions sur le drame

    taureau, dalhemC’est un dramatique accident qui s’est produit mardi vers 15 heures, dans une prairie de Bombaye. Un fermier a été piétiné et écrasé par son taureau. Il faut dire que la bête pesait plus d’une tonne!
    Fermier retraité, Hubert Caps (65 ans) vit toujours dans la ferme familiale située chemin de Surisse à Dalhem, en compagnie de son épouse. Et il a tout de même conservé une trentaine de vaches et un taureau.
    Mardi après-midi, s’inquiétant de ne pas le voir revenir, son épouse handicapée a demandé à un fermier voisin d’aller à sa recherche. Le voisin s’est rendu dans la pâture et a vu le corps de M. Caps à terre et le taureau rôdant autour.
    L’animal s’est alors approché dangereusement du voisin qui a préféré remonter sur son tracteur et a téléphoné au vétérinaire de Dalhem Serge Belleflamme, pour demander son aide. «Lorsque je suis arrivé dans la prairie», raconte ce dernier, «M. Caps ne bougeait plus. Je me suis arrangé pour approcher tout doucement et prendre son pouls et j’ai compris qu’il était mort.»
    En fait, le taureau s’était rué sur le pauvre fermier, l’avait soulevé avec sa tête pour le faire lourdement retomber sur le sol. Et il l’avait ensuite piétiné à plusieurs reprises. Comme l’animal âgé de 4 ou 5 ans pèse plus d’une tonne, on comprend qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir. Et pourtant, Hubert Caps avait fait preuve de prudence puisqu’il lui avait auparavant fait couper les deux cornes.

    À cause des vaches?

    «À partir de deux ans, un taureau est toujours dangereux», reprend le vétérinaire. «Et surtout lorsqu’il est entouré de vaches en chaleur. Et c’était le cas ici. De plus, je m’occupe de ce taureau et il avait déjà manifesté des signes de colère auparavant.»
    Serge Belleflamme a alors prévenu le 100 et la police de la Basse Meuse. Lorsque l’ambulance est arrivée sur place, il n’y avait plus rien à faire pour Hubert Caps mais personne n’osait s’approcher de lui car le taureau rôdait toujours autour.

    Un chasseur pour l’abattre

    Le médecin légiste ordonné par le parquet ne voulait pas non plus s’en approcher. Il voulait d’abord qu’on maîtrise la bête. Ordre fut alors donné d’abattre l’animal.
    Mais vu son poids, les balles des policiers n’auraient pas été suffisantes. Du coup, il a fallu faire appel à un chasseur du coin qui est venu avec les munitions adéquates pour pouvoir l’abattre sans le faire souffrir.
    Ce n’est donc que vers 21 heures que le médecin légiste a pu approcher le corps et qu’on a pu ensuite l’évacuer.
    Le décès d’Hubert Caps a provoqué un vif émoi à Bombaye car il était bien connu de tous. Il avait toujours exercé son métier dans cette ferme. Il n’avait pas d’enfant. Son épouse reste désormais toute seule.