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  • 150 ans, ça se fête !

    177.JPGLe Prince Laurent va débarquer en Basse-Meuse. Le 5 octobre prochain, il inaugurera une pierre commémorant le 150e anniversaire de la Jeunesse de Saint-Remy. Avant ce grand moment, un petit coup d’œil dans le rétroviseur s’impose.

    La doyenne des sociétés blegnytoises a été créée le dimanche 28 mai 1865 sous le pastorat du curé Grenier, restaurateur de l’église locale. A l’époque, cette confrérie avait pour tâche principale l’organisation des processions paroissiales. Elle en a d’ailleurs conservé les attributions : elle assure à ses membres la veillée funèbre, l’escorte de l’étendard lors du décès ainsi qu’une messe de confrérie au défunt. Mais depuis 1926, date de la création de la société coopérative au nom de la Jeunesse, elle dispose d’une salle adaptée aux divertissements tels que les bals, les concerts, les expositions en tout genre ou encore les soirées théâtrales.

    En termes de structures, de ses origines jusqu’en 1912, il n’est fait mention officiellement que des « chefs de Jeunesse » de Saint-Remy. En 1918, il existait par contre un comité des chefs. Mais depuis 1926, la société possède des présidents obligatoirement célibataires, un comité exécutif et un certain nombre de membres. Or, il n’est guère possible de fournir le CV des premiers membres, ceci en raison de l’absence d’archives. Certains ont d’ailleurs cessé d’adhérer à la société en 1887 lors de la constitution de La Ligne Droite, une autre société locale. 223.JPGAutre fait qui est acquis, la Jeunesse a reçu l’appoint de nombreux membres de la société de l’Union Chorale dont les fondements avaient été ébranlés suite aux incidents de 1876-1877. C’est ainsi que la Confrérie primitive s’est muée en société vers 1880 sous l’impulsion de M. Bertrand.

    Depuis 1923, les couleurs adoptées sont dites papales, à savoir le blanc et le jaune. Les anciens chefs de la Jeunesse tels que M. Neufcour revêtaient l’habit et coiffaient le haut-de-forme lors des processions. Une place d’honneur leur était réservée dans l’église à cette occasion. Quant au titre de président, il est apparu vers 1926. Toutefois, un insigne spécial était porté avant 1900 par ce dernier. Il consistait en une écharpe tricolore longue de 3 mètres, de 17 centimètres de largeur, à franges dorées. La société témoignait sa reconnaissance envers ses chefs en leur offrant des bouquets sous globe, dans le genre de ceux qu’on voyait encore vers 1920 dans les chapelles votives. Il n’en subsiste que deux.

     

    Si le 150e anniversaire sera fêté comme jamais, cela n’a pas toujours été le cas dans le passé. Ainsi, le 50e anniversaire était un fiasco car en 1915,  le champagne n’était plus qu’un souvenir et le pain horriblement cher. Quant à la déportation, elle menaçait les hommes de 17 à 45 ans. Bref, l’anniversaire n’a pas eu lieu. Et ce, même si pendant ce temps, les rencontres entre sociétés se faisaient par le truchement d’équipes de football, au bénéfice des malheureux ! Le 125e anniversaire a lui été un véritable succès. Durant toute l’année, la Jeunesse a fait la fiesta. Nul doute que la fête sera aussi intense dans les prochains jours. Yannick Goebbels

  • Le Prince Laurent au 150e anniversaire de la Jeunesse de Saint-Remy

    PHOTONEWS_10539059-062.jpgCinq mois après la venue de la Princesse Léa à Dalhem dans le cadre de la sortie du nouveau livre de Bertrand Deckers au sujet des Romanov, une nouvelle figure royale va débarquer dans les prochains jours en Basse-Meuse. Le Prince Laurent assistera en effet aux 150e anniversaire de la Jeunesse de Saint-Remy, le lundi 5 octobre prochain. Créée le dimanche 28 mai 1865, cette société est la doyenne des comités de fêtes de la commune de Blegny. Sa Majesté inaugurera une Pierre commémorative sur le coup de 13h.

    Les membres du comité local sont évidemment aux anges. «C’est le plus beau cadeau qu’on pouvait nous faire», énoncent-ils. «Notre programme est déjà copieux. En effet, nous ferons la fête du jeudi 1er octobre au mardi 6 octobre. Les événements vont se multiplier. Mais le clou du spectacle, c’est la présence du Prince. Nous mettrons les petits plats dans les grands pour que ce moment soit aussi intense qu’historique pour notre société».

     

    Â noter que le lundi de fête se poursuivra avec la promenade musicale dans les quartiers de la Bouhouille, des Buses et de Leval, où se déroulera la traditionnelle décapitation de l’oie. Quant à la représentation théâtrale en wallon, elle débutera dès 20h.

  • Saint-Jean: les Berneautois ont bu du sang de dragon

    sqsq.pngLe solstice d’été est l’occasion pour les amis de Jean de Berneau de fêter dignement cet ancêtre. Ce chevalier légendaire a combattu un dragon afin de défendre les trois châteaux de Berneau.

    C’est pourquoi les intronisés boivent le sang du dragon tout en prêtant serment. La nuit tombée, tous se sont retrouvés pour allumer le grand feu. La fin de la Nuit de la Saint-Jean a été animée par le groupe Yeramad et sa musique celtique. LEM

  • Les Feux de la Saint-Jean : entre tradition et beuverie

    snt.gifPlus de 3.000 personnes se donnent rendez-vous chaque année le dernier samedi du mois de juin dans une prairie à Berneau à l’occasion des Feux de la Saint-Jean. Une fête qui vire régulièrement en une beuverie collective, au grand dam des organisateurs. 

    Ce qui était un évènement local en 1988 est devenu un rendez-vous mondain par excellence. « Nous avons organisé les Feux de la Saint-Jean pour fêter notre héros régional, Jean de Berneau. D’après une légende, Jean aurait terrassé un dragon à 7 têtes, sauvant ainsi une princesse avec qui il se maria et eut beaucoup d’enfants. Lors des premières éditions des nuits de la Saint-Jean, seuls les gens du coin nous rejoignaient pour faire la fête. Grâce au bouche à oreille, l’événement a pris de plus en plus d’ampleur. De nos jours, les Feux de la Saint-Jean attirent plus de 3.000 personnes », remarque Patrick Heynen, le grand Confident de la confrérie « les Amis de Jean de Berneau ».

    Fin des examens

    Dans ce public, on retrouve de nombreux jeunes. « Les étudiants viennent  fêter la fin des examens à la Saint-Jean. La plupart d’entre eux ne sont là que pour boire du « Petit Dragon ». Ils se foutent complètement des traditions. Ils ne pensent qu’à une chose : vider leur bouteille d’alcool le plus vite possible. Par conséquent, on retrouve des gens couchés un peu partout dans la prairie. En fin de soirée, il faut parfois enjamber les corps pour pouvoir sortir du site », narre un habitué de cette fête.

    Précautions

    Les organisateurs sont conscients de ce phénomène. Il faut dire que des membres de la Croix Rouge sont intervenus une douzaine de fois l’année dernière. « Nous avons mis en place quelques dispositions afin de contrer le côté beuverie de l’événement. Une fouille est par exemple réalisée à l’entrée du site. En effet, nous ne voulons pas que les gens amènent des bouteilles de l’extérieur. De plus, lorsque nous avons un doute sur l’âge d’une personne qui commande une bouteille de « Petit Dragon », nous lui demandons sa carte d’identité. En effet, nous ne vendons pas d’alcool aux jeunes de moins de 16 ans. Nous proposons également de l’eau gratuitement aux personnes qui le souhaitent. Sans oublier qu’un service d’ordre est prévu sur le site et que la rue des Trixhes est surveillée par des agents de sécurité », commente Patrick Heynen.

    Programme

    Comme chaque année, la nuit de la Saint-Jean proposera un programme copieux. La soirée débutera à 19h avec le traditionnel « Souper Cochonaille ». « Nous introniserons ensuite les nouveaux membres ainsi que des amis honorifiques dans notre confrérie. Vers 22h, les Confrères ouvriront le cortège qui mènera au Grand Feu. Le Grand Feu sera allumé par les membres du Grand Ordre. Aux alentours de 23h, le groupe « Tinkers Drinkers Dreamers » s’occupera de la partie musicale de la soirée. Nous aurions voulu prévoir d’autres animations afin d’attirer un public plus familial. Malheureusement l’étroitesse du site ne le permettait pas ». 

    Boisson

    Quel est le secret du « Petit Dragon » ?

    La boisson phare des Feux de la Saint-Jean à Berneau s’appelle le « Petit Dragon ». « C’est une boisson mystérieuse. Seul mon père et moi sommes au courant des ingrédients nécessaires pour réaliser ce breuvage. C’est d’ailleurs chez mes parents que le « Petit Dragon » est conçu », remarque Patrick Heynen, le grand Confident de la confrérie « les amis de Jean de Berneau ».

    « C’est un alcool de cerises (griottes de Richelle). Il faut un an pour le préparer. Nous ajoutons 7 ingrédients différents au breuvage en mémoire des 7 têtes du dragon que Jean de Berneau a tué. Certaines personnes arrivent à retrouver pas mal d’ingrédients en goûtant ce sang du dragon. Je vais vous en citer deux : la cannelle et la noix ».

    En tout, 900 bouteilles de 70cl de « Petit Dragon » sont conçues chaque année. « Nous vendons uniquement ce produit aux nuits de la Saint-Jean. A par ça, nous proposons juste un godet de « Petit Dragon » aux personnes inscrites pour la fricassée le dimanche de la fête à Berneau ».

     

    A noter, si vous voulez acheter votre bouteille de « Petit Dragon » avant tout le monde, vous devez vous inscrire au « Souper Cochonaille » qui a lieu avant le Grand Feu de la Saint-Jean.

  • Le Delirium et une balade Dax, Vespa et Moto pour terminer en beauté

    dimanc.jpgRéveil des membres par « Les Compagnons du Trou Pékèt » dès 5h. Puis une balade Dax, Vespa et Moto débutera à 11h sur le site de Cronwez.

    Après la rentrée au local à 12h30, où aura lieu la cérémonie traditionnelle de commémoration des morts, est prévu, dès 15h, un après-midi festif animé par le Delirium Tremens Band. Les enfants pourront, quant à eux, profiter d’un château gonflable.

    Enfin, un grand barbecue clôturera le programme.