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  • Un Mortrousien fait le show dans le Pas-de-Calais

    touquet photo.JPGPerformance étourdissante de José Pirard dimanche dernier. Le Dalhemois est parvenu à se hisser à la 31e place de l’Enduropale du Touquet, une course d’endurance à moto disputée sur les plages du Pas-de-Calais, dans le Nord de la France. L’habitant de Mortroux est parvenu à devancer plus de mille concurrents venus des quatre coins de la planète.

    Cette année encore, près de 250.000 personnes ont assisté à l’Enduropale du Touquet, une course mythique de moto disputée sur les plages du Nord de la France. Les surfeurs du sable s’étaient, en effet, donné rendezvous dans le Pas-de-Calais, le week-end dernier, pour l’un des événements les plus attendus de la saison. Parmi eux, quelques Wallons ont pris part à cette course mythique. Un Mortrousien a d’ailleurs réussi à un véritable exploit en se classant à une somptueuse 31e place, alors que plus de mille pilotes avaient pris le départ de l’épreuve dans un froid de canard. « Pour ma septième participation à l’Enduro du Touquet, j’ai été servi», relate José Pirard. « Les conditions de course étaient terribles. Il fallait être fort pour parvenir à la ligne d’arrivée. Personnellement, j’espérais terminer dans le top 40. Et au final, je suis 31e , à cinq secondes du top 30. C’est mon meilleur résultat au Touquet. Je suis extrêmement heureux ».

    La régularité de Pirard est tout de même étonnante. Au fil des ans, il accumule les places parmi les 150 premiers. « En 2011, j’ai fini à la 65eposition. Mais j’aurais pu pirard 1.JPGterminer bien plus haut dans la hié- rarchie. Au départ, quelques pilotes sont tombés devant moi, ce qui m’a fortement ralenti. J’étais alors obligé de fournir de nombreux efforts pour remonter dans le peloton. J’ai ensuite chuté. Sans ces soucis, je me serais certainement classé dans le top 50 », narrait-il à l’époque.

    L’année suivante, il n’a pas atteint cet objectif, finissant 118e . « Certaines parties de la piste étaient gelées, d’autres enneigées. Le circuit était vraiment dangereux. Les organisateurs auraient dû annuler la course. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Car cela leur aurait coûté trop cher. En tant qu’indépendant, j’ai préféré ne prendre aucun risque dans ces conditions», pestait-il.

    Douze mois plus tard, il terminait 79e . « Et cette année, malgré un nouveau départ compliqué, dû notamment à une lourde chute devant moi, j’ai réussi à virer parmi les 80 meilleurs en tout début d’épreuve. Il fallait ensuite gérer. Car de nombreux problèmes techniques ont émaillé la course, ce qui a causé pas mal d’abandons. Je savais que je ne devais pas trop pousser. Bref, c’est grâce à mon expé- rience que je suis parvenu à rallier l’arrivée en 31e position ».

    En décryptant le classement final de cette année, José Pirard remarque que seulement trois Belges le devancent ! « C’est vraiment génial. Je prépare avec beaucoup de minutie cette course. Je fais tout pour être au top de ma forme durant cette période de l’année. Bref, je mets toutes les chances de mon côté afin de concurrencer les meilleurs. Pourtant, je ne suis qu’un amateur. Au contraire de certains pilotes, je ne suis pas payé pour ce genre de course : c’est juste une passion ».