rugby; coq

  • Un bilan très positif pour les Coquettes de Berneau

    coquettes.jpg1. Le Challenge Development. 

    Tout d’abord, ce fut la création d’une seconde équipe, en entente avec le Hesby (Section Givoise), pour jouer une compétition nommée Challenge Development. Des défaites, parfois lourdes, parfois de quelques points, mais surtout quelques victoires et une très belle évolution sur la saison. Avec quelques années d’avance, le Coq Mosan a anticipé le moment où chaque équipe de D1 féminine devra avoir aussi son équipe réserve (comme en équipe sénior). 

    Une très belle cinquième place (ou sixième, le dernier classement aperçu n’étant très clair) au terme d’une première saison de compétition, c’est vraiment très bien. Sachant aussi que les entraînements communs Coquettes – Section Givoise ne se sont déroulés que les vendredis, à la veille des matches et que 80 % des joueuses alignées débutaient leur première saison de rugby. 

    L’important n’était pas le classement mais la progression. 

    2. La D1 

    Les Coquettes sont à créditer d’une bonne première partie de saison avec des victoires attendues, des défaites également « attendues », deux matches nuls inattendus (contre l’Antwerp) et une première victoire, de leur histoire, contre Frameries. 

    Dès la reprise en 2015, les Coquettes enchaînent les bons résultats et les très bons (victoires à Frameries et à Leuven). Il manquera fort peu de choses: très courtes défaites à domicile, pour dominer Dendermonde puis Boitsfort. Ceci pour terminer quatrièmes, 3 points seulement derrière Leuven. 

    Une première participation aux playoffs, contre Boitsfort, chez elles, avec une défaite qui marque encore la petite différence existant entre les Coquettes et les Ladies. Mais celle-ci a fondu comme neige au soleil tout au long de la saison. 

    3. La Coupe de Belgique 

    La première édition de cette compétition, dans une forme « classique », débutait cette saison. Quand je dis « classique » c’est au niveau structurel, pour le jeu, les règles du Challenge étaient en vigueur. 

    La Coupe est cette épreuve qui permet de mettre en compétition des équipes qui sinon ne se rencontreraient jamais. Si les 2 premiers tours furent « faciles » (respect malgré tout à Forest et Brigandze), la demi-finale ramenait le Coq (une fois de plus !) à Boitsfort. Cette équipe, qui a remporté la Coupe, a eu bien du mal à gagner ce match. 

    Autre point important : plusieurs joueuses estampillées « Challenge », car trop jeunes pour la D1 ou encore trop novices, ont participé à ces matches et de belle façon. 

    4. La perméabilité 

    Il y avait des Coquettes aux entraînements. Pas des Coquettes D1 et des Coquettes Challenge. 

    A deux exceptions près, des joueuses de moins de 16 ans qui ne peuvent pas jouer en D1 et lors des « mises en place » des matches. 

    Sauf pour les préparations de match, le contenu des entraînements fut le même pour toutes et, sauf les contraintes d’âge, les deux équipes étaient ouvertes à toutes. 

    5. La soirée d’initiation  

    L’initiation en petits groupes apportée par les Coquettes elles-mêmes fut une belle réussite en qualité si ce n’est en quantité. 

    6. L’avenir 

    L’équipe de développement va continuer son apprentissage en accueillant encore de nouvelles joueuses mais en gardant la même philosophie : jouer.  

    L’équipe D1 attise, désormais, la crainte de TOUTES les autres équipes de D1. La saison prochaine doit apporter la confirmation, continuer la progression et conserver l’humilité.

  • Officiel: le Coq Mosan en Division 2

    rugby; coq, mosan, berneauLe couperet est tombé lors de cette avant-dernière journée de première division. Le RFCL reste parmi l’élite tandis que le Coq Mosan évoluera l’an prochain en deuxième division. En effet, le quinze de Berneau devait absolument ramener une victoire bonifiée de son déplacement à Dendermonde et espérer une défaite de Liège face à Framerie pour encore croire en ses chances de maintien. Malheureusement, les «Noir et Vert» se sont lourdement inclinés sur le score de 90-5. Une défaite sévère mais qui, au sein du club, met tout le monde face à ses responsabilités quant à l’échec de cette saison. «Certains joueurs ont eu du mal à accepter le change de système de jeu», explique d’entrée Philippe D’hondt, le coach du Coq qui ne renouvellera pas son contrat à l’issu de la saison. «Ce n’est pas la seule raison qui explique notre situation au classement. À partir de février, j’ai eu 4 à 5 joueurs importants qui ont été indisponibles pour des raisons diverses. L’équipe était déforcée et nous avons aussi perdu notre ouvreur, sur blessure, l’une des pièces importante de mon équipe.» Surtout, le coach pense que son club a besoin de changements profonds s’il veut pouvoir, à l’avenir, faire partie des équipes qui comptent. «Le club est structuré «à l’ancienne», il faut déjà revoir l’organigramme. Ensuite, il faut définir un nouveau projet de jeu et de club. Se reconstruire à l’image de certains clubs bruxellois, comme la Hulpe, qui ont tout misé sur la formation des jeunes et qui aujourd’hui voient leur travail porter ses fruits. C’est la voie à suivre pour survivre.» Miser sur les jeunes, une bonne solution mais encore faut-il avoir des juniors capables de franchir un palier. Cela, Philippe D’hondt en est sûr, le Coq en possède. «Nous avons déjà introduit deux juniors cette année et ils se sont très bien débrouillés. De plus, le club possède une équipe U15 à très fort potentiel. Il faudra sans doute une petite période de transition mais dans quelques années, si le club effectue ces changements il pourra sans doute espérer obtenir des résultats probants», conclut-il.

    Anthony Ficarrotta