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  • Un Dalhemois à la tête du Monastère

    mona.jpgDès le 3 octobre, les règles changent au Monastère de la route du Condroz, à Nandrin. Les mineurs ne pourront plus venir danser au «Mona», sauf aux student parties fixées à des dates précises. La tenue vestimentaire des fêtards sera aussi davantage inspectée.

    Le Monastère de Nandrin est pour beaucoup la boîte des premières sorties. La discothèque acceptait effectivement depuis des années l’entrée de mineurs (16 ans pour les filles, 17 ans pour les garçons). À partir du 3 octobre, il faudra montrer patte blanche: carte d’identité à l’appui, seuls les garçons de 21 ans accomplis et les filles de minimum 18 ans seront admis le vendredi soir. Le samedi soir, ce sera 18 ans pour tous. «Les générations d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. Malheureusement, le Monastère finissait par avoir une image négative de «garderie» avec des jeunes qui s’habillent n’importe comment et qui consomment de l’alcool avant de sortir et cela faisait fuir la clientèle un peu plus âgée. Il faut réajuster le curseur de l’âge pour briser les a priori et faire revenir la clientèle de 22-40 ans», explique Grégory Pirotte, nouveau responsable de la boîte nandrinoise, DJ résident et par ailleurs directeur de la radio Maximum FM.

    Les critères de tenue vestimentaire deviennent également plus stricts: «Les portiers vont davantage trier. L’idée est d’inciter les clients à porter une tenue de soirée: pas de baskets ou de training par exemple. Les jeunes filles ont parfois du mal à faire la différence entre sexy et vulgaire. Depuis septembre, on commence à faire des remarques et les clients font de plus en plus d’efforts», se réjouit le Dalhemois de 30 ans qui souhaite redorer l’image de son établissement en apportant une série de petits plus. «On vit dans une société du paraître où montrer qu’on fait la fête compte plus que faire la fête en soi. Au Mona, il n’y a jamais eu de côté VIP, tout le monde se sent privilégié. On constate un peu partout que les discothèques sont en perte de vitesse, il importe donc d’apporter un peu de magie, de show et de concepts sympas importés de l’étranger qui poussent les fêtards à privilégier les sorties en boîte. C’est ce qu’on va faire au Mona, sans révolutionner le monde de la nuit évidemment mais en misant sur le service, l’ambiance et la fête plutôt que la course aux promos», souligne Grégory Pirotte.

    Les mineurs (dès 16 ans) ne sont toutefois pas bannis ad vitam aeternam du Monastère: des student parties seront expressément organisées «trois ou quatre fois par an», comme le 10 novembre prochain.

    La boîte conserve par ailleurs son label Festifuté (bouchons d’oreille, préservatifs, eau gratuite, éthylotests, prévention). «Nous souhaitons garder une image responsable par rapport à la consommation d’alcool», dit-il. Le prix d’entrée ne change pas non plus: il reste fixé à 5 euros. 

    Annick Govaers