fusion

  • Vers une fusion Dalhem-Visé ? Tout le monde n'est pas pour!

    dalhem, visé, fusionLe gouvernement wallon a proposé aux communes qui le souhaiteraient d’unir leurs destinées. Une suggestion qui provoque un enthousiasme certain auprès de plusieurs politiciens dalhemois et visétois. Mais pas tous.

    Les nouvelles autorités régionales ont prévu, dans leur Déclaration de politique régionale, de favoriser des initiatives visant à opérer de nouvelles fusions de communes. Cela aurait pour effet potentiel de redessiner une partie de la carte des 262 communes. Autre perche tendue aux entités locales: tisser des liens plus étroits entre le CPAS et l’administration communale au sein d’une même commune.

    « Je pourrais comprendre l’intérêt d’une autre commune car Dalhem est une belle mariée. C’est en effet la première commune dans le classement de l’institut wallon sur la qualité de vie dans l’arrondissement de Liège », note Arnaud Dewez, le bourgmestre de Dalhem. « Cela permettrait de réaliser des économies d’échelle, ce qui dégagerait des moyens pour investir dans des projets plus ambitieux. Si la question se posait officiellement, nous l’étudierions, tout en tenant compte de l’avis de la population. Mais, personnellement, à l'heure actuelle, je ne suis pas demandeur! Une telle fusion est de la pure fiction. En effet, une fusion ne doit pas être guidée par les intérêts personnels ou politiques. L'important est d'améliorer la qualité de vie des Dalhemois. Et fin des années 70, les villages composant notre commune actuelle ont refusé de se réunir avec la cité mosane. La perte d'autonomie communale et de proximité sont les points négatifs en cas de fusion. Il ne faut pas que nos villages deviennent des satellites d'une grande ville ».

    Alexandre Hébert (Renouveau) trouve néanmoins quelques points positifs. « Je trouve que, pour Dalhem, une fusion de communes serait un bon projet », note l’un des fers de lance de l’opposition dalhemoise. « Cela dynamiserait l’évolution des travaux. Mais cela permettrait également d’obtenir un lien entre les enseignements maternel et primaire dalhemois ainsi que l’enseignement supérieur visétois. De surcroît, ma commune possède de nombreux points communs avec Visé (routes…). Néanmoins, ce projet fusionnel pourrait aussi être envisagé avec une autre entité comme l’est Blegny ».

    Dans la Cité de l’Oie, les avis divergent aussi, même si Marcel Neven ne serait pas opposé à un rapprochement entre Dalhem et Visé. « Visé est une ville trop petite par rapport au nombre de gens qui y possèdent des activités en tout genre », analyse le bourgmestre visétois.

    Le jeune MR Julien Vandenborre voit également une part de positif à un éventuel rapprochement entre les deux voisins. « S'il s'agit d'être à la recherche de territoires pertinents en terme de coopération et de développement économique et social, pourquoi pas ! L'idée a fait ses preuves ».

    Le Socialiste Michel Hofman est par contre tout à fait opposé au projet. « Pour moi, c’est davantage un plan intra-MR. C’est pour donner une chance à ce parti de rester le premier dans la région. Je ne vois en effet aucun avantage pour la population visétoise. Pour l’instant le seul lien entre Visé et Dalhem est le fait que les deux entités font partie du même canton. C’est tout » !