décharge

  • Une décharge se transforme en véritable dépotoir près de chez nous

    déchargeDepuis plusieurs années, un ancien brocanteur accumule des tonnes d’objets. Une quantité telle que sa maison, son hangar et même son jardin font office de lieu de stockage. Le hic, c’est que ces déchets, dont certains sont des produits toxiques, amènent rats, fouines et autres nuisances. Durant plusieurs années, les riverains et les autorités communales se battent pour obtenir l’évacuation de la décharge. Mais non seulement le brocanteur est de mauvaise volonté, mais en plus il attaque chaque arrêté pris par le bourgmestre. Finalement, la commune obtenant gain de cause, la décharge est évacuée en mars 2012. Une évacuation faite par les ouvriers communaux, la facture de 5.400 euros devant être payée par l’habitant indélicat. Et alors qu’on pensait en avoir terminé, une nouvelle évacuation des déchets a été ordonnée dernièrement. «Il a rapidement recommencé à entasser des choses et aujourd’hui, il doit y avoir un volume équivalent aux 2/3 de ce que nous avions évacués», explique Arnaud Garsou, 1er échevin. «Le bourgmestre a donc pris un autre arrêté, qu’il a lui aussi contesté. Mais d’après notre avocat, le premier arrêté est toujours valable. Nous allons donc pouvoir le faire appliquer. Mais cette fois, nous allons faire appel à une société. Parce que nous ne voulons pas que nos ouvriers se retrouvent au contact de produits dangereux, comme ce fut le cas il y a 3 ans». Le temps de débloquer le budget et de procéder à la désignation d’une entreprise, l’évacuation devrait avoir lieu après la rentrée. Et la facture sera à nouveau envoyée au brocanteur. «Mais il ne nous a toujours pas remboursé les frais d’il y a trois ans. Au contraire, il nous attaque au tribunal parce qu’il estime qu’on lui a fait perdre de l’argent. Ajoutons à cela que le brocanteur n’aurait toujours effectué l’étude de sol que la Région lui a ordonné de faire. 

    Aurélie Drion