colère

  • Les fruiticulteurs en colère: « Le prix des fruits bios va aussi chuter »

    fruiticulteurs, colèreLes producteurs de fruits ne se sentent plus seuls. Sur les réseaux sociaux, les marques de soutien se multiplient. « Ca fait tellement d’années que j’envie le chauvinisme à la française. Ca me fait chaud au cœur de voir cette mobilisation », commente Pierre-Marie Laduron, un Warsagien indirectement touché par l’embargo russe. « Personnellement, je ne produits que du biologique. Je ne suis donc pas dans la même situation que la plupart des fruiticulteurs de notre belle région. Et pourtant, mes fruits courent également un risque. En effet, tout est une question d’offre et de demande. Les fruiticulteurs qui ne peuvent plus envoyer leurs pommes et leurs poires en Russie vont se retrouver avec un large stock chez eux. Malheureusement, il leur sera difficile de trouver de nouveaux marchés sur quelques semaines de temps. Bref, pour réussir à se débarrasser de leurs produits invendus, certains seront contraints de brader leurs prix. Je devrai plus que probablement en faire de même. Car je ne pense pas que les Belges vont soudain manger deux fois plus de pommes et de poires ».

     

  • Les fruiticulteurs en colère: « Heureusement qu’il y a les frigos »

    fuiticulteurs, colèreDominique Lehane stocke tous ses fruits dans des frigos. « Après la cueillette, je mets mes pommes et mes poires au frais », annonce le fruiticulteur de Richelle pour qui il est encore difficile de chiffrer les pertes liées à l’embargo russe, lui qui envoyait une partie de sa production à Moscou et à Volgograd. « Ca permet aux fruits de rester frais un bon bout de temps. Car, si d’habitude, ma production était vendue avant la prochaine récolte, ce n’est malheureusement plus le cas. Les fruits récents n’ont pas encore trouvé d’acquéreur. C’est une petite catastrophe même si, avec la qualité de mes produits, cela ne devrait pas me poser trop de problèmes. Enfin, je l’espère… La plupart des personnes intéressées par mes fruits émanent d’Europe. Vu la situation, je vais peut-être commencer à devoir prospecter un peu plus loin. Une chose est sure, les marques de soutien des Belges sur les réseaux sociaux me font plaisir. Mais cela ne change rien à la situation. Car la Belgique n’est pas l’un des plus gros consommateurs de fruits. Loin de là même » !