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  • Un voisin blegnytois marie deux passions: le cinéma et le Vovinam Viet Vo Dao

    lestrat,cinémaLe Vovinam Viet Vo Dao est un art martial Vietnamien peu connu en Belgique. Ce sport prône une harmonie entre la force et la souplesse du corps. Perry Vangoethem commence à pratiquer ce sport un peu par hasard, après avoir abandonné le football pour des raisons de santé. Il n’a que 16 ans quand sa mère l’inscrit à deux jours d’essais, «au début je ne voulais pas, mais après un quart d’heure, j’étais fan», avoue le jeune homme. Il se découvre une nouvelle passion. Aujourd’hui, du haut de sa ceinture jaune et de ses cinq années d’expérience, il se donne pour mission de promouvoir le Vovinam en Belgique. C’est ainsi qu’avec la complicité de quelques amis, Perry se lance dans la création de vidéos. Il ne s’agissait, au début, que de courtes scènes d’action très spectaculaires. Mais peu à peu le jeune homme se prend au jeu.

    Le jeune Blegnytois est autodidacte. «Ne connaissant rien au cinéma, je me suis dit autant contacter des gens qui s’y connaissent», confie Perry. C’est ainsi qu’il contacte sur les réseaux sociaux des dizaines de personnalités du 7ème art afin d’avoir leur avis. Certains lui répondent. Il rencontre même l’acteur Alaa Safi (Un prophète) à Paris. Ce dernier lui donne des conseils et réagit à son travail, quand il a le temps. Perry souligne qu’il dépend des critiques pour s’améliorer et concède «qu’il y a encore beaucoup à revoir, mais il y a une évolution depuis les premiers films». Avec son ami de toujours, Quentin, il décide de se lancer dans une nouvelle aventure et d’écrire un court-métrage de 45 minutes, avec une véritable histoire autour des scènes d’action. C’est Perry lui-même qui écrit le scénario du film «Entre deux feux». Ce projet d’une quarantaine de pages lui a pris beaucoup de temps, «rien que le tournage a pris une semaine». Pour ce projet, le jeune homme s’entoure d’amis qui ne sont pas acteurs mais combattants, car il est intransigeant quand il s’agit des scènes de combats.

    «Je me donne comme défis de corriger mes défauts et mes limites», déclare Perry.

    Pour cela, depuis septembre, le jeune homme prend des cours de théâtre à Blegny. Il passe aussi beaucoup de temps dans les salles de combat. En effet, il lui arrive de s’entraîner jusqu’à six heures par semaine. Mais le jeune homme très ambitieux ne s’arrête pas là, il a déjà commencé la réalisation d’un second court-métrage «Friendship», qui devrait bientôt sortir sur sa chaîne YouTube.

    Quant à son film «Entre deux feux», il a réussi à convaincre les responsables de la caserne de Sauvé à Blegny, il y sera donc projeté, le 3 mai. Perry et son ami Quentin ont aussi créé une association, qu’ils ont baptisé «Actiengage Entertainment». Cette association leur permettra d’être «reconnus en tant que groupe plutôt qu’en tant que personne», mais elle servira, surtout, à concrétiser leur plus gros projet à venir: la création d’une ASBL pour financer leurs films.

    Emilie Lestrat

  • L’Excelsior définitivement fermé, il n’y a plus de cinéma en Basse-Meuse

    ciné 2.JPGL’affiche annonçant la réouverture de l’Excelsior, après rénovation, a été enlevée. Le bâtiment n’accueillera plus le moindre cinéphile : l’unique cinéma de Basse-Meuse va être transformé en une salle polyvalente et en appartements. 

    Fermé il y a un peu plus de deux ans, l’Excelsior aurait dû rouvrir ses  portes au public dans les mois à venir, à en croire l’affiche ci-contre. Mais cette dernière a été enlevée du bâtiment il y a quelques jours. « Toutes les belles histoires ont une fin », commente le Doyen Joseph Desonay. «  Nous avons essayé de trouver des solutions pour permettre à l’unique cinéma de Basse-Meuse d’avoir un avenir. Mais c’était beaucoup trop onéreux. En effet, il n’existe plus que la carcasse du cinéma. Tout le reste est à refaire. Bref, nous aurions dû tout démolir, avant de tout reconstruire. Le tout pour une seule salle de cinéma. C’était injouable ».

    D’après les renseignements glanés il y a quelques mois, les responsables de l’ASBL « La Porte Ouverte » étaient bel et bien à la recherche de moyens financiers afin de pouvoir effectuer les aménagements nécessaires dans le bâtiment. Des mécènes ou sponsors étaient recherchés et un partenariat avec le privé n’était pas à exclure.

    ciné 3.jpg« Tout cela, c’est du passé », reprend le Doyen Desonay. « Nous avons essayé de relancer le projet à plusieurs reprises. De surcroît, nous avons évoqué la situation du cinéma visétois en la comparant par exemple au ‘cinéma Sauvenière’. À chaque reprise, la conclusion était identique : une salle de cinéma ne draine pas suffisamment de monde comparé au coût des travaux nécessaires pour relancer l’activité. Nous avons donc changé notre fusil d’épaule ».

    Cela ne veut néanmoins pas dire que le bâtiment n’aura plus la moindre utilité. « Nous avions différentes idées. Au final, nous avons opté pour quatre modifications majeures : transformer le cinéma en salle polyvalente, créer plusieurs appartements, agrandir les bureaux de l’ASBL ‘La Porte Ouverte’ ainsi que la ludothèque. D’après nos calculs, il faudra plusieurs mois pour finaliser le projet. Concrètement, rien ne devrait être ouvert avant la fin de l’année 2015 ». 

    À noter que le projet ne sera pas financé par des subsides mais bien par l’ASBL visétoise, aidée par la Coopérative Saint-Hadelin.

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  • Aurélie Henssen a tourné avec Sophie Marceau et Benoît Poelvoorde

    aurelie, henssen, cinemaPassionnée de cinéma, Aurélie Henssen, une Warsagienne de 24 ans, avait envie de découvrir l’envers du décor. Après avoir lu une publication d’une de ses amies annonçant un casting public sur Facebook, elle a enfin vu son rêve se réaliser. « Curieuse, je me suis rendue à ce fameux casting. Trois mois plus tard, j’ai été rappelée pour jouer un rôle de figurante lors du tournage du film « Populaire », une comédie française diffusée depuis quelques mois au cinéma. J’ai donc eu la chance de tourner avec Déborah François et Romain Duris », relate-t-elle. 

    Depuis cette première expérience, Aurélie a fait son petit bonhomme de chemin dans l’univers cinématographique. « En effet, j’ai participé au tournage de cinq ou six films. J’ai notamment eu la chance de croiser la route de Sophie Marceau, Benoît Poelvoorde ou encore Gérard Lanvin. Ce dernier m’a même adressé la parole ».

    Ce parcours, Aurélie le doit à ses rencontres durant les tournages. « Une organisatrice de castings a conservé mes coordonnées. Elle n’hésite pas à m’appeler en cas de besoin. Quant aux discussions avec d’autres figurants, elles m’ont notamment permis de découvrir un site sur lequel il est possible de voir les dates des prochains castings, puis d’envoyer sa candidature ».

    Un simple défraiement

    Enrichissantes, les journées de tournage sont également très longues. « Surtout si on ajoute à cela la durée du trajet... La plupart du temps, je dois me rendre à Bruxelles ou au Luxembourg pour jouer mon rôle de figurante. Au final, on ne me voit que quelques secondes à l’écran ».

    Contrairement aux acteurs, les figurants ne sont pas payés pour leurs prestations. « En début de journée, nous signons un droit à l’image. A midi, on nous offre souvent à manger. Et en soirée, nous recevons un défraiement. En moyenne, on nous donne 50 euros par journée de tournage ». Ce n’est donc pas pour arrondir leurs fins de mois, mais bien par passion, que les figurants acceptent d’enchaîner les prises de vue lors des tournages…