Formidable engouement pour sauver un rapace

Formidable engouement autour d’un rapace qui avait terminé sa course dans les fils barbelés au beau milieu d’un chemin de campagne entre les villages de Richelle et de Dalhem. Si Serge Belleflamme, docteur en médecine vétérinaire dalhemois, a pu sauver l’oiseau, c’est notamment grâce aux initiatives d’une cavalière puis d’une joggeuse.

Lise Dall’Arche se promenait dans un chemin de campagne lorsque cette cavalière a découvert un rapace en bien mauvaise posture. « Il était bloqué dans les fils barbelés devant un champ de basses tiges », narre Serge Belleflamme, docteur en médecine vétérinaire. « Lise a probablement entendu l’oiseau crier. À moins que ce soit un battement d’ailes qui l’ait permis de découvrir ce rapace. En effet, elle était à cheval au moment des faits ».

Ce n’est pas tous les jours qu’on croise un tel oiseau. Et encore davantage dans une telle posture… « Elle s’est probablement dit qu’elle ne pourrait jamais venir au secours du rapace. Raison pour laquelle elle a contacté sa mère. Cette dernière est arrivée sur place avec des gants. Mais la bête était impressionnante et ce n’était vraiment pas évident de la sortir de cette situation pour le moins fâcheuse ».


Françoise Loly a alors vu qu’il se tramait quelque chose. Cette dernière effectuait son jogging lorsqu’elle a découvert ces deux personnes postées dans le chemin de campagne. « Informée par Lise et sa maman, elle a très vite compris que ce serait assez compliqué de sauver ce dernier. C’est alors qu’elle s’est mise à courir jusqu’à mon domicile ».


Serge Belleflamme était bel et bien présent. Contacté par cette sympathique joggeuse, il s’est ainsi rendu sur place avec une pince coupante. « C’est grâce à cette mobilisation générale et à cette pince coupante que j’ai pu délivrer l’oiseau », explique le docteur en médecine vétérinaire. « Mais le rapace était blessé. Deux opportunités s’offraient alors à moi. Normalement, il est interdit de soigner à son domicile des rapaces qu’on trouve dans la nature. La loi veut qu’on les amène dans un centre de soins spécialisés. Le hic, c’est que ces derniers sont débordés. J’ai donc décidé de l’emmener chez moi ».

C’est dans son cabinet médical que Serge l’a soigné. « J’ai désinfecté ses plaies, je lui ai mis deux agrafes et je l’ai nourri. Ensuite, je lui ai rendu sa liberté dans les campagnes dalhemoises. Malgré la fatigue, on ne sait en effet pas depuis combien de temps il était emprisonné dans les fils barbelés, il a repris son envol ».


Passionné de photographie, Serge a immortalisé ce moment. Mais ce n’est pas tout : il a également posté les clichés sur Facebook, tout en soulignant ce fantastique engouement. Rapidement, les commentaires ont afflué.

C’est ainsi qu’il a pu en savoir davantage sur la dénomination de ce rapace. « J’hésitais entre une buse ou un jeune Autour des Palombes. Il s’agirait de la seconde option », explique-t-il avant de commenter, avec un peu de recul, cette étonnante histoire qui s’est déroulée en début de semaine. « Le plus beau dans tout ça, c’est de voir que plusieurs personnes ont pris un peu de leur temps pour venir en aide à un rapace. Ce dernier avait probablement plongé pour tenter de se sustenter avant de s’emmêler les pinceaux dans les fils barbelés ».

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