Drame de l'Autobus: c'était il y a 60 ans

Voici le texte que José Smeets avait publié, un article qui était à lire dans "LE FORON" n°98/1.

Le 8 février 1948, un accident de la route frappait violemment les familles de la région et en particulier les habitants du village de Fouron-le-Comte.

La guerre et les privations étaient à peine derrière nos braves gens et nombreuses étaient les familles profitant des rares distractions du dimanche dont le cinéma à Visé.

Il était de coutume de se rendre en autobus à Visé afin de profiter de ce nouveau délassement quand on sait que la télévision n'avait pas encore fait son apparition dans les ménages.

En cette fin de dimanche après-midi, le bus de ligne revenait donc de Visé prenant la direction de Fourons, en passant, comme aujourd'hui encore, par Berneau et Warsage.

Et puis le drame survint.

Dans un épais brouillard, juste à la sortie du village de Warsage, à droite en direction de Berneau, le chauffeur perdit le contrôle de son véhicule et le bus se fracassa contre un des nombreux arbres bordant la route nationale.

Sous le choc, le bus s'enflamma et bon nombre de passagers restèrent prisonniers des flammes.

Sans compter les blessés, 24 habitants de Fouron-le-Comte perdirent la vie dans ce drame. Un homme brûlé dans la catastrophe perdait son épouse ; un couple était dépossédé de son unique fille ; une famille était orpheline de son père, de sa mère et d'une soeur.

Le drame frappait surtout des gens du bas et du haut du village, mais aussi du hameau de Schophem.

 

Les dépouilles furent déposées dans une chapelle ardente dressée à la Maison communale.

Les cercueils furent emmenés, un derrière l'autre,suivis des familles effondrées vers l'église pour la messe des funérailles.

 

Le bourgmestre d'alors, Monsieur Stassen, fit une allocution d'adieu poignante. Toutes ces personnes reposent encore aujourd'hui au cimetière de Fouron-le-Comte.

Ironie de l'histoire, la commune de Fourons veut nettoyer les cimetières afin de gagner de l'espace. Les concessions de l'époque doivent être renouvelées contre paiement pour être prolongées et éviter ainsi leur enlèvement.

Nous proposerons au conseil communal de faire une exception pour toutes les tombes de ces victimes qui font partie de l'histoire de notre commune.

                                                               José Smeets.

Commentaires

  • Ces concessions ne peuvent-elles être renouvelées gratuitement par toute personne qui y a un intérêt ? L'intérêt historique étant aussi pris en compte. Elles pourraient être considérées comme tombes SIHL
    Sépultures d'Intérêt Historique Local dont l'entretien incombe alors à la commune quand plus personne ne s'en occupe.
    Personnellement, défenseur du patrimoine local, je suis intervenu pour Devant-le-Pont où, ayant certainement marre de m'entendre râler, les services communaux m'ont contacté pour me demander une liste des tombes que j'estime SIHL dans notre cimetière local.

  • je voudrais s'avoir qui était le chauffeur du bus a se moment la ? d'avance merci

  • Je suis personnellement concerné par ce drame car j'y ai perdu mes parents CLOOS Joseph âgé de 23 ans et son épouse VANDERMOSTEN Marie-Thérèse âgée de 22 ans .... ma démarche consiste à savoir si il serait possible de me faire une copie de cet article, ce serai la seule façon pour moi quelques informations au sujet de cette catastrophe.... Dans l'affirmative pourriez vous m'envoyer cet article en PDF par mail .... je vous remercie pour votre peine, Affectueusement vôtre - Cloos Thierry

  • J ai les photos des funérailles et du bus incendié.

  • J ai les photos des funérailles et du bus incendié.

  • Monsieur Smeet,,je suis très mu de vous lire et vous remercie pour votre peine et votre gentillesse à mon égard, je vous demande humblement si vous en avez la possibilité de me faire parvenir toute documentation de ce drame pour tenter de faire un dossier à ma fille Marie-Thérese Janette Cloos qui réside aux Pays-Bas pour lui donner un peu des documents concernant ses racines... En attendant une réponse favorable de votre part je demeure, Votre tout dévoué Cloos Thierry

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