Cinq têtes de moutons et leurs entrailles putréfiées bazardées dans la nature à Dalhem (photos choquantes)

Serge Belleflamme est scandalisé. Samedi matin, alors qu’il effectuait une promenade photos pour poster sur son compte Facebook, le vétérinaire est tombé sur un dépôt clandestin écœurant : cinq cadavres de moutons, en partie dans des sacs, près de la Berwinne à Aubin-Neuchâteau. Du jamais vu dans la commune de Dalhem.

Sur le coup de midi, des centaines de Dalhemois se sont rués sur le compte Facebook de Serge Belleflamme. Habitué à déceler la présence d’animaux rares ou de faits naturels pour le moins étonnants, cet amoureux de la photographie venait de publier des clichés qui scandalisaient ses nombreux followers. « Samedi matin, je voulais profiter du charme de la vallée de la Berwinne », explique-t-il. « Je suis ainsi passé par le bois de Mauhin avant de redescendre vers la rivière. Soudain, j’ai vu des sachets au loin. Je me suis approché et j’ai senti une odeur nauséabonde. J’ai rapidement compris que quelque chose ne tournait pas rond. Et lorsque j’ai vu ce qui se trouvait dans les sachets, j’ai été choqué. Il y avait des restants de cinq moutons au sol. Surtout des peaux et des organes digestifs putréfiés dans des sacs. L’odeur pestilentielle me fait dire que ce dépôt ne date pas de samedi. C’est répugnant. Je n’avais jamais vu ça dans notre belle commune ».

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C’est un cliché de ce triste spectacle qui a écœuré ses amis Facebook. Fidèle à ses habitudes, le docteur en médecine vétérinaire ne s’est pas arrêté à un simple commentaire explicatif. Il a été bien plus loin en nous dévoilant des indices au sujet des auteurs de ce dépôt clandestin. « Des carcasses de moutons sans tête à une telle période de l’année, on se doute de quel genre de personnes ça peut venir… Il ne s’agit pas d’un dépôt d’une entreprise, mais bien de la part de particuliers. Ces derniers tuent les moutons, ne savent ensuite que faire des restes de bêtes et les jettent n’importe où. Ils ne respectent pas la loi belge. Et encore moins celle au sujet du bien-être des animaux, la loi sur l’abattage de ceux-ci et la loi sur la protection de l’environnement et des cours d’eau. Le hic, c’est que si on laisse ces carcasses le long de la Berwinne, cela pourrait devenir infectieux pour d’autres animaux. Certes, dans une moindre mesure. Mais c’est tout de même possible… Il est donc primordial d’enlever rapidement ces sacs ! A ce sujet, j’ai essayé de contacter la commune. Les ouvriers communaux devraient, je l’espère, vite réagir ».

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Après la mort de plus de 20.000 poissons suite à une pollution toujours inconnue, voici une autre affaire déplorable liée à la Berwinne. Cette fois, les répercussions devraient être moins spectaculaires. Au contraire du dépôt clandestin absolument insensé dans une telle zone naturelle...

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