Kevin Klinkenberg: en route vers les Jeux Olympiques?

kev.jpgEn 2016, Kevin Klinkenberg s’apprête à vivre une année-charnière: il vise une participation aux JO de Rio avec l’équipe nationale et un retour en Champion’s League avec son nouveau club polonais.

Alors que le volleyeur revient en Belgique pour les fêtes et prester sa nouvelle sélection en équipe nationale, Kevin Klinkenberg a pris un nouveau cap dans sa carrière.

«Mon contrat finit avec Tours, le club voulait changer l’équipe», explique le Liégeois. «J’ai eu de nombreuses propositions en Europe. J’ai passé un test en Italie à Latina, mais faute d’avoir trouvé un accord financier, je n’ai pu signer à Rome».

En octobre, le joueur qui avait des vues sur le championnat polonais à la chance de parapher un contrat d’un an avec une année supplémentaire en option dans le club de Bydgoszcz, à 250 km de Varsovie, militant dans le milieu de classement de la première division polonaise.

«Le choix peut paraître surprenant, mais le championnat polonais est très relevé», explique l’attaquant. «La Pologne et ma ville sont des lieux très sympathiques où la vie est démocratique. Et puis, ici, le volley est le sport numéro un. La télévision rediffuse tous les matchs. Il y a des publicités géantes sur les surfaces commerciales et on me reconnaît même dans la rue».

Si Kevin ne joue pas le championnat européen, la déception n’est pas si grande dans son chef.

«Certes, je suis un peu déçu de ne pas jouer la Champion’s League», narre le jeune homme. «Le championnat polonais est tellement relevé et la durée de celui-ci courte (N.D.L.R.: la compétition va de novembre à avril). J’espère pouvoir la rejouer dès l’an prochain».

En équipe nationale, Kevin estime que les ambitions des Red Dragons ne doivent pas être revues à la baisse.

«Je suis le seul francophone, mais comme moi mes coéquipiers évoluent à l’étranger», ajoute Kevin. «On est d’ailleurs trois Belges en Pologne. Le niveau ne peut être que meilleur. On est d’ailleurs passé du groupe B à A, ce qui place la Belgique sur la carte mondiale du volley».

La Belgique, qui tente actuellement de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio. Les garçons ne sont clairement pas les favoris dans un groupe qui comporte la Serbie, l’Allemagne ou encore… la Pologne. «On est l’outsider. Il faudra très vite gagner trois matchs pour obtenir le ticket gagnant», s’exclame Klinkenberg.

Des ambitions grandes aussi à titre personnel. Le Liégeois établit sa carrière progressivement.

«Je voudrais rester en Pologne ou alors aller en Italie. Pour ça, il faut que je continue de bien prester. Je dois avoir plus de constance dans mes pics de forme. Il faut que je profite de mon expérience après huit années passées chez les pros».

Le jeune homme de 25 ans aimerait repasser par la France où il a gardé de très bons contacts et pourquoi pas finir sa carrière chez nous.

«Ça me plairait de pouvoir évoluer en fin de carrière dans un club belge francophone. Faire un résultat à l’échelle nationale avec une petite équipe francophone face aux ogres de la division, ça peut être sympa».

Kevin ainsi que ses coéquipiers de l’équipe nationale devront faire des bons résultats début janvier pour la qualification vers Rio avant de retrouver leur équipe respective et la Pologne pour notre digne représentant de la Cité Ardente.

Michael Scholze

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