Rentrée chahutée à l’école d’Aubin-Neufchâteau

ecole, aubin, neufchateauComme vous avez pu le lire dans votre journal "la Meuse", certains parents ont cru que la rentrée scolaire de leurs enfants serait postposée à l’école communale d’Aubin-Neufchâteau. En cause, le fait que deux classes soient condamnées, leur plafond étant bombé depuis plusieurs mois. C’est seulement hier qu’une solution a été trouvée : l’installation d’un local préfabriqué pendant toute la durée des travaux, soit quatre à six semaines.

Au mois de mai dernier, le service communal des travaux avait décelé des fissures dans le plafond de deux classes de l’école d’Aubin-Neufchâteau. Après avoir analysé la situation de plus près, ils ont remarqué qu’il y avait un problème de dénivelé dans ces locaux. « Le plafond était légèrement bombé », commente Ariane Polmans, l’échevine de l’enseignement. « Nous avons alors contacté un architecte. Ce dernier a fait une étude de stabilité et nous a livré ses conclusions. C’est seulement au milieu du mois d’août que nous avons reçu son deuxième communiqué. Dans ce document, il expliquait que des travaux étaient nécessaires pour régler le problème lié au plafond. Des travaux temporaires auraient pu suffire. Mais nous n’étions pas favorables à cette stratégie car c’était reporter le problème. Nous souhaitions remettre tout en place le plus rapidement possible. Voilà pourquoi nous avons opté pour des travaux définitifs ».

Des travaux définitifs qui débuteront à la rentrée scolaire et qui dureront quatre à six semaines. Histoire de ne pas trop perturber le quotidien des élèves, les ouvriers devront passer par les fenêtres pour pénétrer dans les deux locaux condamnés. Seul le bruit pourrait donc quelque peu déconcentrer les enfants. « Le principal était de trouver une solution pour permettre aux élèves et à leurs institutrices de travailler. Ce qui est chose faite. Car une classe préfabriquée sera installée dans les jours qui viennent ».

Journée portes ouvertes sous haute tension

Les parents des élèves aubinois se sont fait entendre mardi dernier à l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école du village. Irrités par le manque d’information lié au problème de plafond de deux classes, certains ont même menacé de désinscrire leurs enfants de l’institut. Ariane Polmans et le bourgmestre Arnaud Dewez étaient sur place pour calmer les esprits. Mais également pour faire un point précis de la situation. Ce qui n’a pas comblé les attentes des parents, ces derniers souhaitant connaître les solutions envisageables pour ne pas que la rentrée soit perturbée. « Nous avons tout d’abord proposé de rassembler les élèves des deux classes condamnées dans le réfectoire. Ce qui n’a pas plu aux parents. Ces derniers avaient peur qu’on traite leurs enfants comme du bétail en faisant des troupeaux d’élèves. Ce n’était pas notre but. Loin de là même », prévient l’échevine de l’enseignement qui possède également la petite enfance, la jeunesse, les bibliothèques et les artisans dans ses attributions politiques communales.

La seconde solution envisagée était de délocaliser les élèves dans un autre village. Il y a par exemple un local libre à  Warsage… « Cette idée a également créé des discordances au sein du groupe de parents présents. C’est pourquoi nous avons alors émis la possibilité de mettre en place une classe préfabriquée. Et cette proposition a enfin fait l’unanimité ».

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